La Mongolie

English version at the bottom 

Un blog, c’est aussi un travail de collaboration
Tout d’abord, un grand merci à Guy, docteur es-Garmin, qui trancrit sur carte notre parcours, à Lucie qui traduit en anglais notre verbiage, à Romu qui nous a aidé à trouver un logiciel de compression photos, à Christian qui nous a prêté son mini PC juste avant notre départ sur lequel nous travaillons depuis, et à François, notre webmaster depuis 10 ans qui héberge ce blog sans publicité. Tu ne seras  donc pas sollicité par une réservation d’hôtel à Ulan Bator ou par vol pas cher chez nos amis Russes si vous consultez ce site.
La Mongolie, ce n’est pas pour tout de suite, un petit passage obligé par la Russie pour contourner le nord ouest de la Chine. Lequel passage s’est avéré un réel plaisir, très agréablement surpris par l’attention et le civisme des Russes, malgré la barrière de la langue. Et nous avons suivi le magnifique massif de l’Altai, nous arrêtant sur le bord des routes pour nous régaler de myrtilles et de girolles, pour nous rendre par la petite porte d’entrée ouest de la Mongolie
Au préalable, un petit détour de 500 km pour aller chercher un pneu arrière neuf à Novosibirsk, le précédent pourtant récemment changé au Kirghistan commençait à se fendre.

Le passage frontière réputé assez long s’est passé en 2 heures; nous présentant à 16 h, le côté russe se passe derrière 3 voitures, puis un no man’s land de 25 km où on se fait surprendre par une pluie d’orage sur une piste boueuse type enduro , on est déjà dans le vif du sujet ! En arrivant au poste mongole, juste avant la fermeture à 18 h, les affaires ont été vite expédiées, les douaniers étant pressés de rentrer.
N’ayant pas le temps de rejoindre la ville suivante avant la nuit, nous nous arrêtons dans une yourte partagée par une famille, soupe et mouton bouilli au menu, les premiers d’une longue série .
Puis ce sera une succession de bivouacs, soit en yourtes, soit en plein milieu de prairies ou au bords de lacs tout aussi baignables, au milieu d’espaces parsemés de troupeaux gigantesques. L’arrivée sur Ulan Bator, la capitale surembouteillée sous une pluie diluvienne sera un sacré choc.
La Mongolie, c’est grand, même trés grand, Ulan Bator aussi, mais c’est aussi un entonnoir de motards voyageurs rencontrés précédemment dans d’autres pays qu’on retrouve fortuitement avec grand plaisir, chacun racontant sa propre traversée de Mongolie et ses mésaventures, amortisseurs cassés, plongée submersible dans des gués, radiateurs cassés, etc …
Puis nous allons retrouver la Russie avec plaisir, cette fois pour un bon moment , non sans un détour vers le monastère de Amarbayasgalant, un magnifique lieu perdu au milieu d’une vallée d’un accès qui se mérite.

RUSSIA ALTAI RANGE

A blog is also a collaborative work
First of all, big thanks to Guy, Dr. es-Garmin, who trace our journey, Lucie who translates our text in English, to Romu who helped us to find a photo compression software, to Christian who has lent us his laptop just before our departure on which we have been working, and to François, our webmaster for 10 years who hosts this blog without advertising. You will not be solicited by a hotel reservation in Ulan Bator or by a cheap flight from our Russian friends if you visit this website.

Before Mongolia, a small passage throught Russia to avoid the northwest of China. This road was a real pleasure, very pleasantly surprised by the attention and civility of the Russians, despite the language barrier. And we followed the beautiful Altai mountains, stopping on the side of the roads to eat blueberries and mushrooms, before entering the small western gateway in Mongolia
Beforehand, a detour of 500 km to buy a new rear tyre in Novosibirsk, as the previous one recently changed in Kyrgyzstan was starting to split.

MONGOLIA
The border crossing was annonced to be time consuming, but it only took us two hours to cross. We were there at 4 pm, on the Russian side with 3 cars in front of us, then a 25 km no man’s land where we were surprised by a stormy rain on a muddy track…., we are already in the thick of it! Arriving at the Mongolian boarder at 6 pm, just before the closing time. Business was quickly done as customs officers were in a hurry to return home.
Having no time to reach the next town before dark, we stopped in a yurt shared by a family, soup and mutton boiled on the menu, the first of a long series.
Then it will be a serie of wild campings, either in yurts, or in the middle of meadows or at the edges of swimmable lakes, among wild space and gigantic herds. The arrival on Ulan Bator, the huge trafficjamed capital , under a pouring rain was a shock.
Mongolia is big, even very big, Ulan Bator too, but it is also a funnel of travelers bikers previously met in other countries, that we met again with great pleasure, each telling his own story crossing Mongolia and his mishaps, broken shock absorbers, falldown in swallen fords, broken radiators, etc …
Then we entered Russia with pleasure, this time for a long way, first with a detour to the Amarbayasgalant monastery, a beautiful place lost in the middle of a valley with difficult access.

Articles Récents

post Kirghistan et Kazakstan


post Les  » Stan » et la route du Pamir

Désolé pour le retard ( PC en panne et réinstallation de windows en Russe!!!!avec quelques bugs sur certains programmes !!!!) nous reprenons petit à petit la rédaction du blog.
Apres l’Iran, nous avons pu passer au Turkménistan, grâce au visa de transit obtenu en dernière minute juste avant notre départ ( Merci Corinne ) . Deux heures de formalités assez longues, aidés par un militaire pour passer d’un bureau à l’autre, avec entre autre la fourniture d’un boitier GPS pour vérifier notre tracé et nos hotels déclarés.

Etapes incontournables de la route de la soie, Boukhara et Sarmarcande nous ont enchanté.
Encore un des nombreux exemples de l’hospitalité reçue en Asie centrale , alors que nous recherchions un coin sieste à l’ombre, un paysan nous hèle de sa voiture et par gestes insistants nous propose de venir dormir chez lui au frais . Sieste qui se terminera par un inévitable thé collation par échanges essentiellement gestuels avec toutes la famille, nous n’avons pu repartir que les bras chargés de fruits.
Nous entamons nos premiers bivouacs sauvages au Tadjkistan à proximité de lacs de montagne .
La fameuse  » Pamir highway » est une autoroute de cyclistes et motards voyageurs avec belles rencontres, des beaux dénivellés, des pistes cabossées et des yoyos de températures. Nous en avons dégusté et aprécié chaque km, simplement surveillés par les marmottes, entrecoupés d’arrêts thé dans les yourtes. Les sommets et glaciers à 6000 m du massif de l’Hindou Khouch nous ont surplombés. Nous avons ainsi suivi la frontière Afghane sur quelques centaines de km en pouvant saluer les Afghans de l’autre côté de la rivière Wakkham. Il est d’ailleurs dorénavant possible de s’y rendre pour quelques jours, également en moto.
La sortie du Tadjikistan se fera dans un poste frontière du type « bout du monde » juste après une tempête de neige à plus de 4000 m.

english version below

Sorry for the delay (computer out of order and set up of the russian version of Windows ! And a few bugs on a few programs !). We are now back on the blog.
After Iran, we crossed the Turkmenistan border, thanks to the transit visa we got at the last minute before our departure (thanks Corinne ). Two hours of long formalities, helped by a military to move from one office to another. They gave us a GPS to check our route and our declared hotels.

Unmissable stops of the Silk Road, Bukhara and Sarmarcande delighted us.
One more example of the hospitality received in Central Asia: while we were looking for a nap spot in the shade, a farmer hails us from his car and by insistent gestures offers us to come to sleep at his place in the cool. The nap ends with an inevitable tea snack, communication made mainly by gestures with all the family. We could leave only the arms loaded with fruits.
Our first wild bivouacs in Tajikistan was near mountain lakes.
The famous « Pamir highway » is a highway of cyclists and motorcyclists travelers with beautiful meetings, beautiful uneven dented tracks and yoyos of temperatures. We tasted and liked each km, only watched by the marmots, and with tea stops in the yurts. The peaks and the 6000m glaciers from the Hindu Khouch massif have overhung us. We followed the Afghan border for a few hundred miles, greeting the Afghans across the Wakkham River. It is now possible to go there for a few days, also by motorcycle.
We exit Tajikistan at a « world’s end » border post, just after a snow storm at more than 4000 m altitude.


post Welcome in Iran

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L’Iran c’était déjà un coup de cœur lors de mon voyage vers l’Inde il y a dix ans, ce n’est donc pas un hasard si nous faisons un détour de quelques milliers de km pour y revenir et partager cette fois la découverte avec Françoise . Et nous avons le bonheur d’y entrer le premier jour du ramadan !
Pas de restaurants ouverts la journée, mais une coutume religieuse relativement relâchée, nous avons partagés bon nombre de petits déjeuners et quelques piques-niques que les iraniens adorent pratiquer en famille.
L’accueil reste toujours aussi généreux et attentionné. A peine la frontière passée, on s’arrête acheter une bouteille d’eau ; on se la fait offrir par un client dans la boutique avec une pâtisserie. J’achète des caoutchoucs de repose pied, pas moyen de les payer, nettoyage de la moto après une partie de  » moto cross » sur route défoncée, idem, si on s’arrête consulter un plan ou une carte en ville, inévitablement la conversation va s’engager dans la minute qui suit, qui finit au moins par une invitation à un thé ou la nuit passée dans la famille.
Sur autoroute, une voiture se porte à notre niveau, très souvent pour nous photographier ou nous filmer , ou tout simplement nous saluer, cette fois la vitre arrière s’ouvre sur une magnifique iranienne criant : » WELCOOOOME  » dans un grand éclat de rire, c’est une partie de l’Iran qu’on a vécu, pas celui des médias.

Et puis une richesse incomparables de monuments, de paysages différents, des rizières aux glaciers en passant par des zones désertiques, bref l’Iran nous a bien plu. Et puis, cerise sur le gâteau, la dévaluation de la monnaie nous a apporté le précieux carburant à 14 centimes d’euro le litre, on se déplace ainsi de 500 km pour 3 € !
Des visas nous attendent plus loin, c’est donc à regrets qu’on doit partir.

Mashhad, le 11 juin 2018

English translation at the end

I had a crush for Iran during my last trip 10 years ago, that is why we made a few thousands kms detour to visit the country, and this time, share this discovery with Françoise. We have the pleasure to enter the country on the 1st day of Ramandan !

Restaurants are closed during day time, but the religious customs are quite relaxed. We shared numerous breakfasts and a few family picnics that Iranians enjoy.
The welcome remains generous and caring. As soon as we cross the border, we stopped to buy a bottle of water, that we got offered together with a pastry by a customer of the shop. I bought footrests rubbers that I did not managed to pay. We washed the motorbike after a « moto cross » on a broken road, no way to pay. If we stop to look at a city map, we will inevitably end up talking with someone within a minute, and end up at least with a tea, or an invitation to spend the night in their family. On the motorway, a car often comes at our level, to take a picture, films us, or just say Hello. Once, the back window opens and a beautiful Iranian girls shout « WELCOOOOME », laughing. This is how Iran is, far away from what medias usually show.
Then, there are also these amazing monuments, so many different landscapes, rice fields, glaciers, or deserts. Well we really enjoyed Iran !
The icing on the cake, the depreciation of the currency put fuel at 14 cents per litre, so we spend 3€ for a 500km ride !
Other visas are waiting for us forward, and we are sorry to leave the country

Mashhad, 11th june 2018

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