Une année en Asie

One year on asian roads

Parcours de décembre à mai
Our trip route from December to May
Parcours global
Entire trip route

Treize mois ou 403 jours d’errance en quelques chiffres

English version at the bottom


 » Voyager c’est s’adapter « ……. au changement permanent, nous avons ainsi choisi la formule « Improvisation « , c’est à dire vivre au maximum sans rendez vous de quelque manière que ce soit, donc peu ou pas de réservation d’hébergement ce qui nous a permis de changer d’avis au dernier moment  » On reste ou on roule aujourd’hui « . Sans montre, sans agenda, rythmé uniquement par les saisons qui nous ont fait migrer vers l’équateur en décembre, et la lumière du jour, nous faisant chercher un gite quand nos ombres s’allongeaient. Raison pour laquelle pas de couchsurfing ou formule équivalente qui demande un minimum de calendrier prévisionnel. Pour la première fois nous avons utilisé un smartphone, cet outil magique dévoreur de communication réelle, mais tellement pratique en voyage, mais il ne sonnait jamais, liberté, liberté toujours …… mais tu as remarqué qu’on ne vit pas dans l’immédiateté de l’information et de la communication, le temps de la réflexion est parfois nécessaire !!!

  • Nous avons dormi dans 286 endroits aussi différents que hostel, hôtel, onsen, backpackers, dortoirs, yourtes, copains, jardins, camping, salons, aires de picnic, salle à manger, garages, bungalows, huttes, clairières, love hotel, cabane sur la mer, penginapan, plage, homestay, guest house, motel, plateforme, bout de champ, dunes, milieu de nullepart, cabine d’équipage en bateau, verger, monastère, prairies ou resort de luxe !
  • Monté et démonté la tente 40 fois du Tadjikistan au Japon, ensuite le matériel a été renvoyé
  • Traversés 28 frontières
  • Changés 4 fois de calendriers
  • Changés 13 fois de fuseaux horaires
  • Familiarisés ou peu avec 7 alphabets
  • Confrontés à 15 langages , on a appris à compter et quelques formules de politesse, pour pouvoir se diriger et manger avec quelques langues comme le Russe, le Japonais ou le Bahasa Indonésia / Malaisia, juste pour la « survie  » de voyage, mais vraiment désolés de ne pouvoir communiquer davantage.
  • Appris à jongler avec les taux de change et les billets de 20 monnaies différentes, rials, roupies, roubles, yens, wons, ringgits, dollars singapour et brunei, drams, laris, tenges, soms kyrghyses et ouzbèques, tughriks, baths, somonis, manats, liras, dollars US et euros.
  • Traversés 5 fois l’équateur, une fois en ferry boat, 4 fois par la route.
  • Et puis en administratif, c’est 7 demandes de visas préalables, 2 demande de prolongations, 2 carnets de passage en douane pour 5 pays .
  • Rempli un passeport chacun, le record étant 11 passages successifs de frontières en 3 jours pour traverser Brunei et le changement d’état Sarawak – Sabah à Bornéo.
  • Assistés à 2 ramadans en pays musulman, Iran et Malaisie
  • Quittés la terre ferme 14 fois en avion
  • Navigués par 6 grandes traversées en ferry ( > 12 h ) et 28 traversées de rivières, d’estuaires ou d’îles proches
  • La moto a voyagé 2 fois sans nous, 3 semaines de la Corée à Java en container, 2 jours de Bornéo à Kuala Lumpur par avion cargo.
  • Dans les souvenirs c’est 8240 photos sauvegardées .
  • Le blog, c’est 17 publications et 960 photos sélectionnées .
  • Dans la série des petits malheurs, perdu 2 paires de lunettes, cassé l’écran du GPS, volé une sacoche AV sur la moto dans la nuit et un appareil photo qui n’a pas digéré le sable blanc des plages de Bornéo.
  • Coté moto, on a roulé 50 000 km avec environ 2000 litres d’essence pour traverser 21 pays différents pendant 305 jours de roulage.
  • En maintenance c’est 4 jeux de pneus, un jeu de plaquettes de frein AV et AR, 5 changements d’huile moteur, un jeu de roulements à la roue AV et c’est tout.

  • -Et le budget dans tout çà ?
    C’est très variable d’un pays à l’autre, mais il peut s’établir en moyenne à 10-15 € / jour / personne en Indonésie où on est resté presque 4 mois , un peu plus en Malaisie, 20 en Asie Centrale et Russie, pour 30 à 35 au Japon, pays le plus cher rencontré, équivalent à nos pays européens, mais on a limité la fonte de la tirelire grâce au camping sauvage.
    A cela il faut ajouter nos frais administratifs, l’entretien de notre monture , les transferts aériens et maritimes. On a dû néanmoins bien moins dépenser que si nous étions restés vivre en France pendant la même période.
    Et puis on revient très optimistes sur la nature humaine, la gentillesse, l’attention, la générosité, l’accueil rencontré dans tous les pays à chaque fois dans un genre différent, mais on le revient nettement moins sur l’état écologique, au sens large du terme, que ce soit en matière de surpopulation ou d’étalement de matières plastiques sur terre ou encore pire en mer, pas un seul endroit ne semble épargné que ce soit au milieu de la Sibérie, au fond d’une forêt primaire tropicale ou en pleine mer de Chine, les détritus qui ont servis quelques instants à un Homo Sapiens pour consommer un liquide juste le temps de se désaltérer s’accumulent partout.
    On ne compte plus les plages paradisiaques, décor de carte postale, cocotiers sur fond de forêt tropicale, eau turquoise à 30°, sable blanc, en belle anse complètement désertes, ( merci la mobilité à moto ) mais jonchées de tonnes de débris plastiques rejetés par la mer.
Un exemple de plage paradisiaque

Et puis quelques instants de grâce parmi les animaux sauvages, outre à écouter les oiseaux de toutes sortes en forêt, nager dans un univers corallien parmi des milliers de poissons et des tortues marines, ou lors d’une sortie en mer, la rencontre fortuite d’ un troupeau de dauphins, beaucoup plus d’une centaine venus jouer avec nous devant l’étrave de la pirogue presque à les toucher, ou une autre fois avec un orang outan dans son habitat naturel, pas sur une plate forme d’alimentation pour touristes photographes, venu faire  » le singe  » devant nous en s’étalant sur le dos bras écartés !


Nous avons évité quelques catastrophes de justesse, le typhon Jebi au Japon, le tremblement de terre et le tsunami du volcan Krakatoa à Java, les inondations de Makassar, le décès de Charles Aznavour et les  » gilets jaunes », mais surtout les accidents de la route dont certains sont passés vraiment très très près et on a survécu aux sangsues, à la dengue et à la malaria , mais on est toujours vivants .

Changement de monture à Avignon

Et puis MERCI
MERCI à vous tous qui nous avez envoyé des messages,
Merci à nos enfants qui ont su gérer notre absence
Merci à Guy qui nous a tracé les parcours avec nos données GPS
Merci à Lucie qui a traduit notre blog en Anglais
Merci à Christian, qui comme les navigateurs , nous a fait la route  » à terre « 
Merci à Christian et Mireille qui nous ont apportés cartes et pharmacie à Bangkok
Merci à Fey et Robert que nous avons accompagnés aux Iles Watakobi
Merci à Alain qui nous a accueilli et pris en charge nos affaires de camping à Bangkok
Merci à Olivier, Arles Motoland pour son soutien technique
Et MERCI à tous ceux qui nous ont ouvert leur porte, leur cœur, leur sourire, leur aide tout au long de ces merveilleuses rencontres.

A bientôt


Avignon, le 12 juin 2019


Yves et Françoise

Thirteen months or 403 days of wandering in a few figures

« Traveling is adapting ourselves » ……. to permanent change. We choose the word « Improvisation » as a motto during this trip, that is to say « live to the maximum without any appointment whatsoever », so little or no reservation of accommodation which allowed us to change notice at the last moment « We stay or roll today? ». Without a watch, without a calendar, punctuated only by the seasons that made us migrate to the equator in December, and the light of day, making us look for a cottage when our shadows grew longer. Reason why did not do any couchsurfing or equivalent formula that requires a minimum of anticipation. For the first time we used a smartphone, this magical tool noxious to real communication, but so convenient on a trip. But this phone never rang, freedom, freedom always …… but you probably noticed that we do not live with instant information and communication, the time for reflection is sometimes necessary !!!

-We slept in 286 places, as different as hostel, hotel, onsen, backpackers, dormitories, yurts, friends houses, gardens, camping, lounges, picnic areas, dining room, garages, bungalows, huts, glades, love hotel, cabin on the sea, penginapan, beach, homestay, guest house, motel, platform, butt, dunes, middle of nowhere, boat crew cabin, orchard, monastery, meadows or luxury resort!
We setted up and took down the tent 40 times from Tajikistan to Japan, then the tent was returned to France.
– Crossed 28 borders
– Changed 4 times of calendars
– Changed 13 times time zones
– Familiarized or little with 7 alphabets
– met 15 languages. We learned to count and some polite phrases, to be able to go and eat, in some languages ​​like Russian, Japanese or Bahasa Indonesia / Malaisia, just for the « survival ». We were really sorry to be unable to communicate more.
– we learned to juggle exchange rates and notes of 20 different currencies : rials, rupees, rubles, yen, wons, ringgits, dollars singapore and brunei, drams, laris, tenges, som kyrgyz and Uzbeks, tughriks, baths, somoni, manats, liras, US dollars and euros.
– Crossed 5 times the equator, once by ferry boat, 4 times by road.
– And then in administrative, it is 7 requests for prior visas, 2 requests for extensions, 2 customs passbooks for 5 countries.
– Filled one passport each, the record being 11 successive border crossings in 3 days to cross Brunei and the change of state Sarawak – Sabah to Borneo.
– were in 2 Ramadans in Muslim Country, Iran and Malaysia
– Leaving the mainland 14 times by plane
– We Navigated on 6 major ferries (> 12 h) and 28 crossings of rivers, estuaries or nearby islands.
– The bike has traveled 2 times without us, during 3 weeks from Korea to Java in a container, and during 2 days from Borneo to Kuala Lumpur by cargo plane.
– Concerning memories, we got 8240 photos saved.
– The blog features 17 publications and 960 selected photos.
– In the catgory of small woes, we lost 2 pairs of glasses, we broke the screen of the GPS, one of our bags was stolen on the bike in the night and a camera did not liked the white sand of Borneo beaches.
– concerning the motorcycle : we drove 50 000 km with about 2000 liters of gasoline to cross 21 different countries during 305 days of driving.
– In maintenance we used 4 sets of tires, a set of brake pads front and rear, 5 changes of engine oil, a set of bearings to the wheel and that’s it.

-And what about the budget ?
 It changes a lot from a country to another. But we can say an average of 10-15 € / day / person in Indonesia where we stayed almost 4 months, a little more in Malaysia, 20€ in Central Asia and Russia. The most expensive country we’ve been to was Japan, with an average of 30 to 35€/day/pers., equivalent to our European countries, but we succeded in limiting the expenses thanks to wild camping.
 To this expenses, we must add the administrative costs : maintenance of the motorbike, air and sea transfers. However, we spent far less than if we had stayed in France during the same period.
 

We come back very optimistic about the human nature, the kindness, the attention, the generosity, the welcome met in all the countries, each time in a different kind. We are very less optimistic about the ecological state of the world, whether overpopulation or plastics on land or even worse in the sea. Not a single place seems to be spared : in the middle of Siberia, in the depths of a primary forest tropical or in the open sea of ​​China, the wastes which are used a few minutes only by Homo Sapiens to drink for instance are everywhere.
 We can’t count the number of paradisiacal beaches, postcard decor, coconut trees on the background of tropical forest, turquoise water at 30 °, white sand, in beautiful cove completely deserted (thank you mobility on a motorcycle) but full of tons of plastic waste.

And then a few moments of grace among wild animals, besides listening to birds of all kinds in the forest, swimming in a coral universe among thousands of fish and sea turtles. We also had the chance to see a flock of dolphins, more than a hundred came to play with us in front of the canoe, we could almost touch them. Or another time we saw an orang utan in its natural habitat, not on a feeding platform for photographers tourists. He came to make « the monkey » in front of us, laying on the back, arms spread!

We narrowly avoided some disasters : the Typhoon Jebi in Japan, the earthquake and tsunami of the Krakatoa volcano in Java, the floods of Makassar, the death of Charles Aznavour and the « yellow vests », but especially car accidents, some of which were very very narrowly avoided. We also survived leeches, dengue fever and malaria. Well, we are still alive !

And THANK YOU
  THANK YOU to all of you, who sent us messages,
  Thank you to our kids who managed our absence
  Thanks to Guy who traced us the routes with our GPS data
  Thanks to Lucie who translated our blog in English
  Thanks to Christian who, like the navigators, made us the road « on the ground »
  Thanks to Christian and Mireille who brought us road maps and pharmacy in Bangkok
  Thanks to Fey and Robert that we accompanied to Watakobi Islands
  Thanks to Alain who welcomed us and took charge of our camping stuff in Bangkok
  Thanks to Olivier, Arles Motoland for his technical support
   And THANK YOU to everyone who has opened their door, their heart, their smile, their help throughout these wonderful encounters.

 

3 Réponse


  1. Bravo et merci pour tous ces posts tout au long de ce périple.
    Cela nous a permis de « vivre » un peu cette aventure (même si c’est la votre), bien que la plume et les photos sont belles, on ne peut vraiment s’imaginer et vivre cela que en y étant (expériences perso de mes différentes virées dans des endroits plus ou moins reculés de la planète).

    Le résumé est impressionnant, intéressant et captivant.

    J’ai pu voir sur une photo que tu as encore une fois adopté ta fameuse protection de chaine et en
    50 000 kms je ne vois pas de changement de kit chaine dans ton résumé, donc ta méthode sur le 400 XR est adaptable sur le 650 Suz.
    Peut être faudrait il penser à déposer un brevet, tu ferais des heureux.

    Bon retour à vous deux, je reste dans l’attente de la suite de l’aventure.

    Amicalement

    Thierry


  2. Coucou les nomades bourlingueurs.
    Super résumé & précis qui plus est…
    La nature humaine est donc sensiblement partout la même et ça c’est encourageant. Pour les travers les générations a venir vont avoir du boulot pour nettoyer la planète…
    Un grand merci pour nous avoir fait participer à votre aventure & à votre témoignage sur le trésor sur lequel nous vivons.
    Coucou vous 2, au réveil ,il est très agré


  3. Bonjour,
    J’ai suivi avec intérêt tout votre périple, j’ai rêver devant vos photos et je vous ai beaucoup enviés.
    Merci pour tous ces moments de partage.
    En attendant la suite des aventures.
    Thierry

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