Retour vers l’Asie

 

Ce blog relate un nouveau voyage vers l’Asie en duo après plusieurs voyages consécutifs pendant 8 ans, jusqu’à faire un tour complet à moto Honda 400 XR.

La première partie commença par le parcours Avignon – Delhi de 3 mois en 2008, puis d’une boucle en Inde de 3 mois en 2009, suivi de 13 mois de vadrouille de l’Inde à l’Australie , entre juillet 2010 et août 2011. De retour en Australie en décembre, ça continue vers le centre, le sud puis la Nouvelle Zélande jusqu’en mars 2012.

C’est maintenant l’Amérique du sud qui nous accueille. En 2012 / 13, c’est une boucle sud, Argentine – Bolivie – Chili. Début 2014, c’est direction  nord ouest à partir de l’Uruguay, Brésil, Paraguay, Bolivie, Pérou, Equateur et Colombie.

2015, c’est le moment de passer en Amérique Centrale, le Mexique et la Californie. Retour vers le Mexique et les USA  en 2016 puis retour vers notre douce France après 8 années de balades autour du globe. 

Bonne lecture

Contact à : beubeu_fanfan@hotmail.com

Articles Récents

post Les  » Stan » et la route du Pamir

Désolé pour le retard ( PC en panne et réinstallation de windows en Russe!!!!avec quelques bugs sur certains programmes !!!!) nous reprenons petit à petit la rédaction du blog.
Apres l’Iran, nous avons pu passer au Turkménistan, grâce au visa de transit obtenu en dernière minute juste avant notre départ ( Merci Corinne ) . Deux heures de formalités assez longues, aidés par un militaire pour passer d’un bureau à l’autre, avec entre autre la fourniture d’un boitier GPS pour vérifier notre tracé et nos hotels déclarés.

Etapes incontournables de la route de la soie, Boukhara et Sarmarcande nous ont enchanté.
Encore un des nombreux exemples de l’hospitalité reçue en Asie centrale , alors que nous recherchions un coin sieste à l’ombre, un paysan nous hèle de sa voiture et par gestes insistants nous propose de venir dormir chez lui au frais . Sieste qui se terminera par un inévitable thé collation par échanges essentiellement gestuels avec toutes la famille, nous n’avons pu repartir que les bras chargés de fruits.
Nous entamons nos premiers bivouacs sauvages au Tadjkistan à proximité de lacs de montagne .
La fameuse  » Pamir highway » est une autoroute de cyclistes et motards voyageurs avec belles rencontres, des beaux dénivellés, des pistes cabossées et des yoyos de températures. Nous en avons dégusté et aprécié chaque km, simplement surveillés par les marmottes, entrecoupés d’arrêts thé dans les yourtes. Les sommets et glaciers à 6000 m du massif de l’Hindou Khouch nous ont surplombés. Nous avons ainsi suivi la frontière Afghane sur quelques centaines de km en pouvant saluer les Afghans de l’autre côté de la rivière Wakkham. Il est d’ailleurs dorénavant possible de s’y rendre pour quelques jours, également en moto.
La sortie du Tadjikistan se fera dans un poste frontière du type « bout du monde » juste après une tempête de neige à plus de 4000 m.

english version below

Sorry for the delay (computer out of order and set up of the russian version of Windows ! And a few bugs on a few programs !). We are now back on the blog.
After Iran, we crossed the Turkmenistan border, thanks to the transit visa we got at the last minute before our departure (thanks Corinne ). Two hours of long formalities, helped by a military to move from one office to another. They gave us a GPS to check our route and our declared hotels.

Unmissable stops of the Silk Road, Bukhara and Sarmarcande delighted us.
One more example of the hospitality received in Central Asia: while we were looking for a nap spot in the shade, a farmer hails us from his car and by insistent gestures offers us to come to sleep at his place in the cool. The nap ends with an inevitable tea snack, communication made mainly by gestures with all the family. We could leave only the arms loaded with fruits.
Our first wild bivouacs in Tajikistan was near mountain lakes.
The famous « Pamir highway » is a highway of cyclists and motorcyclists travelers with beautiful meetings, beautiful uneven dented tracks and yoyos of temperatures. We tasted and liked each km, only watched by the marmots, and with tea stops in the yurts. The peaks and the 6000m glaciers from the Hindu Khouch massif have overhung us. We followed the Afghan border for a few hundred miles, greeting the Afghans across the Wakkham River. It is now possible to go there for a few days, also by motorcycle.
We exit Tajikistan at a « world’s end » border post, just after a snow storm at more than 4000 m altitude.


post Welcome in Iran

English version at the bottom

L’Iran c’était déjà un coup de cœur lors de mon voyage vers l’Inde il y a dix ans, ce n’est donc pas un hasard si nous faisons un détour de quelques milliers de km pour y revenir et partager cette fois la découverte avec Françoise . Et nous avons le bonheur d’y entrer le premier jour du ramadan !
Pas de restaurants ouverts la journée, mais une coutume religieuse relativement relâchée, nous avons partagés bon nombre de petits déjeuners et quelques piques-niques que les iraniens adorent pratiquer en famille.
L’accueil reste toujours aussi généreux et attentionné. A peine la frontière passée, on s’arrête acheter une bouteille d’eau ; on se la fait offrir par un client dans la boutique avec une pâtisserie. J’achète des caoutchoucs de repose pied, pas moyen de les payer, nettoyage de la moto après une partie de  » moto cross » sur route défoncée, idem, si on s’arrête consulter un plan ou une carte en ville, inévitablement la conversation va s’engager dans la minute qui suit, qui finit au moins par une invitation à un thé ou la nuit passée dans la famille.
Sur autoroute, une voiture se porte à notre niveau, très souvent pour nous photographier ou nous filmer , ou tout simplement nous saluer, cette fois la vitre arrière s’ouvre sur une magnifique iranienne criant : » WELCOOOOME  » dans un grand éclat de rire, c’est une partie de l’Iran qu’on a vécu, pas celui des médias.

Et puis une richesse incomparables de monuments, de paysages différents, des rizières aux glaciers en passant par des zones désertiques, bref l’Iran nous a bien plu. Et puis, cerise sur le gâteau, la dévaluation de la monnaie nous a apporté le précieux carburant à 14 centimes d’euro le litre, on se déplace ainsi de 500 km pour 3 € !
Des visas nous attendent plus loin, c’est donc à regrets qu’on doit partir.

Mashhad, le 11 juin 2018

English translation at the end

I had a crush for Iran during my last trip 10 years ago, that is why we made a few thousands kms detour to visit the country, and this time, share this discovery with Françoise. We have the pleasure to enter the country on the 1st day of Ramandan !

Restaurants are closed during day time, but the religious customs are quite relaxed. We shared numerous breakfasts and a few family picnics that Iranians enjoy.
The welcome remains generous and caring. As soon as we cross the border, we stopped to buy a bottle of water, that we got offered together with a pastry by a customer of the shop. I bought footrests rubbers that I did not managed to pay. We washed the motorbike after a « moto cross » on a broken road, no way to pay. If we stop to look at a city map, we will inevitably end up talking with someone within a minute, and end up at least with a tea, or an invitation to spend the night in their family. On the motorway, a car often comes at our level, to take a picture, films us, or just say Hello. Once, the back window opens and a beautiful Iranian girls shout « WELCOOOOME », laughing. This is how Iran is, far away from what medias usually show.
Then, there are also these amazing monuments, so many different landscapes, rice fields, glaciers, or deserts. Well we really enjoyed Iran !
The icing on the cake, the depreciation of the currency put fuel at 14 cents per litre, so we spend 3€ for a 500km ride !
Other visas are waiting for us forward, and we are sorry to leave the country

Mashhad, 11th june 2018


post Turquie, Géorgie, Arménie

   English version at the bottom

     Istanbul nous a ouvert les portes de l’Asie, nous avons pu ainsi suivre la côte de la mer Noire par une jolie route de corniche au dessus de la mer, mais parfois dans le brouillard. Safran Bolou, ville étape très pittoresque recommandée a juste titre, est fréquentée par les touristes de toute nationalités.

A Trabzon, voyant le pneu avant s’user un peu plus vite que prévu, j’en achète un de rechange que je devrai transporter, les pays suivants n’en disposant pas. On emmène toujours ses peurs et ses craintes dans les bagages, en voici une de plus !

La frontière Turquie Géorgie s’est bien passée, en  une heure seulement change et assurance compris, malgré une file interminable de camions. Premier pays visité des ex républiques soviétiques. Nous avons une adresse d’hôtel a Batumi, ville balnéaire très moderne avec de bons restes de l’époque soviétique, mais a peine la moto béquillée, l’hôtelier nous saute dans les bras chaleureusement pour nous embrasser ! Il  nous a confondu avec nos copains qui étaient passés 2 ans auparavant. La méprise passée, nous avons  tout de même passé la soirée ensemble avec toute la famille, cousins et beaux frères, en trinquant à chaque gorgée, les verres se remplissant continuellement de vin blanc, en chantant et dansant sur les airs de Joe Dassin, on parlait presque Géorgien en fin de soirée, quelques heures seulement après avoir passé la frontière !

Kutaisi, Gori ville de naissance de Staline, Tbilissi la capitale, autant d’étapes qui nous ont permis de découvrir et mieux comprendre l’histoire chargée de la Géorgie. Pays très vert au demeurant, on s’en est vite aperçu par de bonnes averses.

Le passage Géorgie – Arménie est assez austère, la présence de visas turques – les ennemis séculaires- sur mon passeport a dérangé les douaniers, mais après une bonne attente et quelques explications, la barrière s’est enfin ouverte .
Des routes défoncées, de la pluie et des camions, le cocktail est réussi pour se repeindre de boue.
Yerevan, la capitale nous accueille sous le soleil. Alice, la sœur d’une amie nous fait découvrir tous les secrets de la ville et comprendre l’histoire de ce pays si attachant.
La frontière Arménie – Iran se passe plutôt facilement, en a peine 1 h 30, visas et carnet de passage en douane en poche, malgré la chaleur et le climat assez froid entre les 2 pays, barrières cadenassées , douanière arménienne belliqueuse envers Fanfan, barbelés continus, etc…
Nous avons dégusté sans retenue du monastère orthodoxe et du porc, en attendant de dévorer du minaret et du kebab un peu plus loin.
Nous nous serions bien attardés plus longuement dans ces deux derniers pays très montagneux, mais nous avons des impératifs de dates sur les visas suivants a respecter scrupuleusement, il faut donc avancer un peu.

Sur les bords de la mer Caspienne, le 21 mai 2018

(english translation at the bottom)

Istanbul was the Gate of asia. Then we followed the black sea coast on a very beautiful cornice road above the sea, but sometimes very froggy. Safran Bolou, a very picturesque place, rightly recommended, is visited by tourists from worldwide.

In Trabzon, I saw that our front tire was wearing out a little more quickly than expected, so I bought one that we will carry for a while, because the next countries may not have any like the one our motobike needs. We also bring our fears with us, here is one !

The turkish/Georgian boarder crossing went well. Despite a big line of trucks, we crossed the boarder in one hour, currency change and insurance included. First country to be visited among the ex soviet republics. He had the hotel address in Batumi, a very modern seaside town : as soon as we kick off the bike, the owner warmly hug us ! He confused us with some friends of ours that came 2 years ago. When the misunderstood is solved, we spent the evening with the entire family, cousins and brothers in law, toasting with each sip, glasses fulling up all evening long with white wine, singing and dansing on Joe Dassin’s song. Fanfan and I were almost talking Georgian language at the end of the evening, a few hours after crossing the boarder.

Kutaisi, Gori (Staline birth city), Tbilissi (the capital), cities where we discovered the history of Georgia. It is also a very green country, as we soon could see with great watersprouts.
The Georgian/Armenia boarder is quite stark. The turkish visa on our passport -enemies for centuries- was an issue for custom officers. But after waiting a long time and a few explanation, the barrier opened at last.
Broken roads, rain, trucks, all the elements to be covered with mud.

Yerevan, the capital, welcomes us under a great sun. Alice, a friend’s sister, leads us throught the city, its secrets and interesting history.

The Armenian/Iran boarder was quite easy (in only 1 h 30, visas and pass book included) despite the warms, the cold athmosphere between the 2 countries, padlocked barriers, a very unfriendly custom officer with Fanfan, and continuous barbed wires.
We enjoyed unrestrained Orthodox monastery and pork, waiting to devour the minaret and kebab a little further.
We would have loved to stay a little longer in the too last visited countries, but we have compulsory dated on our next visas so we need to go further .

On the Caspian sea coast, May 21th 2018

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