Retour vers l’Asie

Ce blog relate un nouveau voyage vers l’Asie en duo qui a démarré en avril 2018 au guidon d’une Suzuki 650.

Dans les post précédents, c’est une succession de voyages de 2008 à 2016  jusqu’à  faire le tour du globe à moto Honda 400 XR. 

Bonne lecture

Contact à : beubeu_fanfan@hotmail.com

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post LE RETOUR , ou presque . . Coming back home (the end)

English translation at the bottom

Bonjour,

Après un an, je me décide enfin à reprendre la plume, ou plutôt le clavier, profitant des longues soirées d’un hiver entier que je passe dans notre douce France depuis bien longtemps .

Résumé des épisodes précédents : Après 13 mois de voyage à travers l’Asie, nous abandonnons notre monture au sud de Kuala Lumpur en Malaisie pour un retour en mai 2019 à la maison, le congé sabbatique de Françoise se terminant. ( Voir post précédent ” Une année en Asie”)

Avignon, décembre 2019.

Je prépare le voyage de retour qui me ramènera de Malaisie en France par voie terrestre uniquement. J’ai reçu mes visa indiens , pakistanais et un nouveau carnet de passage en douane. Le passeport supplémentaire n’est pas arrivé, tant pis, les douaniers devront serrer leurs coups de tampons sur l’ancien presque complet. J’ai appris que la durée maximum d’importation temporaire d’un véhicule en Malaisie est limitée à 3 mois. Aie, la moto y sera restée 9 mois !! La Thaïlande durcit les conditions d’entrée des véhicules particuliers et peu parfois refuser l’accès. La traversée du Myanmar ( ex Birmanie depuis 1989 ) ne peut se faire qu’accompagné d’un guide d’une agence de voyage agréée. Les relations entre l’Inde et le Pakistan viennent franchement de se détériorer toujours au sujet du Cachemire, par jets de missiles réciproques. Je devrai être escorté par la police locale pour la traversée du Baloutchistan au Pakistan. L’Iran et les USA viennent de procéder à des échanges balistiques un peu rugueux. La Turquie s’enlise au Kurdistan. Et je dois traverser toutes ces régions. C’est dans ces conditions géo-politico-administratives mouvementées que je réussi à rejoindre Paris en pleine grève des trains pour prendre l’avion vers Kuala Lumpur. Enregistrement du vol difficile au départ à l’aéroport de Roissy car je n’ai pas de billet de retour, et pour cause, j’ai une moto qui m’attend en Malaisie. Puis je découvre à l’arrivée que la compagnie aérienne chinoise m’a confisqué les batteries de mes appareils électroniques et le filtre à air de rechange de la moto ! C’est dans ces conditions administratives déjà bien chargées que j’entame le voyage de retour ! Et j’ignore encore qu’un certain virus va bientôt s’étendre sur la planète et fermer les frontières !

MALAISIE Arrivé chez Steven à Sepang ( nom bien connu d’un circuit de Grand Prix moto et F1 ) j’y reste quelques jours histoire de m’acclimater (je viens de passer brutalement de 5 à 35 °). La moto redémarre comme si je l’avais laissée la veille. Ouf ! Enfin une bonne nouvelle !

Ma passagère est restée au pays pour apporter sa contribution au PIB de la France après un an d’absence. il est prévu qu’elle vienne me rejoindre en Iran pour terminer le voyage ensemble.

Et puis j’ai franchi le pas, je voyage dorénavant avec un ” doudou”, tu as certainement le même dans ta poche ou dans la main en ce moment , ce truc plat et rectangulaire dont tu ne te sépares pas plus de 10 mn qui t’obéit au doigt et prochainement à l’œil. Ce sera ce “doudou” qui fournira les photos publiées, mon vrai appareil photo étant vite tombé en panne !

Avec Steven, prêt à prendre le départ

9 janvier 2020, je me décide enfin à prendre la route, j’ai 25 000 km devant les roues et 5 mois de voyage, mais c’est difficile de quitter les amis, ” Voyager c’est s’attacher et s’arracher …” je m’arrache donc . Un arrêt à Kuala Lumpur pour retrouver Alex, motard Malaisien rencontré au Guatemala le jour de l’an 2014, retrouvailles comme si on s’était quitté la veille.

Retrouvailles avec Alex, qui a échangé sa BM 1200 GS contre une moto chinoise

Un peu de tourisme par les Highlands, plantations de thé et forêts tropicales traversées par de belles routes de montagnes, virages à souhaits, je retrouve le plaisir du pilotage.

Vises la taille des feuilles en forêt tropicale
Vises la taille des feuilles en forêt tropicale

Pause à Penang, je refais à contresens, notre chemin de 2010. Je passe la frontière Malaisie – Thaïlande par une petite route secondaire un dimanche après midi sur les bons conseils des amis motards locaux, “j’oublie” donc de m’arrêter à la douane, le séjour prolongé de la moto en Malaisie n’étant pas vraiment en règle !

Une rue de Penang à l’approche du nouvel an Chinois
Une rue de Penang

Sud Thaïlande, Pause vacances de quelques jours sur l’île de Ko Lipe, puis je remonte par la côte Est, je rencontre mes futurs coéquipiers pour traverser le Myanmar, nous bivouaquons ensemble sur la plage. Bangkok, quelques jours d’arrêt pour commander et acheter un train de pneus, et demander le visa Iranien au consulat.

Bivouac sur la plage avec mes coéquipiers du Myanmar
Plage de Ko Lipe, sud Thailande
Les plages de Thailande restent toujours d’un plaisir inégalé, même si ça fait cliché

Je retrouve aussi Alain et Mee, des copains Avignonnais qui vivent maintenant aux alentours de Bangkok. Un détour pour le plaisir par le nord de la Thaïlande, Chiang Mai, la route aux mille virages et je retrouve Johanna et Malte, mes coéquipiers allemands de traversée du Myanmar . Ils voyagent depuis un an en petit fourgon aménagé et rentrent aussi doucement vers l’Europe.

Passage gratuit pour les motos au péage
Défoulement sur la plage
Au revoir la Thailande, Bonjour le Myanmar

Myanmar : je sors de Thaïlande comme j’y suis rentré, car en oubliant de m’arrêter à la douane, mes documents motos d’importation temporaire n’étaient pas en règle. Notre guide est là pour les formalités d’entrée assez lourdes. Changement brutal d’ambiance, la piste est bien défoncée et poussiéreuse, mais que les Birmans sont gentils et accueillants.

Le Myanmar, rustique et moderne à la fois
Les passages de pont sont parfois délicats en 2 roues
Le sourire est toujours présent
Sous le célèbre pont U Bein, 1,2 km de piliers alignés en teck
Avec Johanna et Malte, devant les pagodes de Pagan
Les pagodes de Pagan
Des marché très vivants et colorés
Cérémonie Bouddhiste
Femme girafe
Le rocher d’or, lieu de culte du bouddhisme Birman et passage touristique incontournable

INDE : Le passage Myanmar- Inde début février sera extravagant, nous cherchons les postes douaniers Birmans et Indiens, dans le labyrinthe de la ville frontière. Au poste frontière indien, nous sommes accueillis au moment d’une fête, mais ça ne durera pas. Un médecin masqué et ganté nous interviewe serré sur nos récents passages dans les pays, vérifie tout le passeport, visa par visa, dates et lieux de passage; le virus commence à se faire connaitre! Ce sera le seul passage frontalier où j’aurai une mesure de température corporelle contact .

Le Myanmar roule à droite depuis 1970 donc retour à gauche en Inde

Je retrouve l’Inde avec plaisir, malgré ses routes et pistes bien défoncées, mais les indiens tellement directs et avenants.

Toujours un public de connaisseurs autour de la moto
Paysage de l’état du Manipur, Inde orientale
Ce n’est pas tous les jours l’autoroute
Mais on y trouve des marchands de fruits
Dans les plaines du l’Assam, Inde orientale

Le Sikkim

C’est un des points incontournables de mon voyage de retour: Petit état montagneux Indien coincé entre le Népal et le Boutan, je voulais surtout revoir Namgyal et Tashi qui nous avaient organisé en 2008 un trek mémorable vers le camp de base du Kangchenjunga, 3ème sommet de 8000 m. Malheureusement, à cause des mesures de protection virus, la partie nord du Sikkim est fermée aux étranger, ça commence à “chauffer” ! J’apprends que l’Iran vient d’avoir ses frontières fermées , je me détournerai donc vers le Népal et je réserve un vol cargo + passager de Kathmandu à Istanbul, l’Iran étant incontournable par voie terrestre à cette période de l’année. Quelques jours de route supplémentaires en Europe et je serai arrivé . C’est le plan B, le plan A étant un retour terrestre intégral. Et Françoise ne me rejoindra donc qu’en Turquie.

Arrivée au Sikkim
Les momos, spécialités du Sikkim
Récolte du thé
Porte caractéristique de monastère bouddhiste

Temple Bouddhiste

Mais j’ai pu malgré tout parcourir ce bel état montagneux, à l’accueil si attachant.

Glissement de terrain
Drapeaux de prières
Les routes ne sont pas en très bon état mais quelle découverte !
Vers les routes du nord Sikkim; 5° et il pleut
Et je quitte l’Inde en passant par les plantations de thé de Darjeeling

Népal : Passage frontière assez facile, je rejoins Katmandou assez rapidement par la plaine, puis par une magnifique route de montagne. Je rencontre immédiatement Mr Rajendra, mon transitaire pour organiser la mise en caisse et l’expédition de la moto , fixée au 19 mars .

Un peu de tourisme dans un pays si attachant déjà visité à moto en 2010, en attendant l’expédition de la moto.

Le Thali, plat traditionnel Indien et Népalais
Séchage des bouses de vaches
Glissement de terrain
Chacun son tour sur le pont
J’approche !
Les chemins de Katmandu sont parfois un peu chaotiques

Mais entre temps, la situation évolue vite. L’Italie est confinée et ferme ses frontières, puis la plupart des pays d’Europe Centrale enchainent les même restrictions de jour en jour comme des dominos. Je prévois donc de laisser la moto en Turquie chez un copain de copain ( Merci Sheen) et de rentrer en avion après Istanbul. C’est le plan C.

Nettoyage et ….
…révision de la moto avant l’expédition.
Mise en caisse …..
……Et chargement la veille du vol à l’aéroport cargo de Kathmandu

    Jeudi 19 mars, La France est en confinement, ce n’est pas encore le cas au Népal.  Huit heure du mat’, enregistrement à l’embarquement, mais une note d’information provenant du gouvernement Turc interdit l’accès sur leur territoire aux ressortissants européens.  Katassstroffff, la moto part sans moi à Istanbul et je reste sur le carreau à Katmandou. Réservation immédiate pour un autre vol de retour, 3 jours plus tard , cette fois à destination de Marseille. Ouf, c’était le dernier vol avant la fermeture de l’aéroport et le confinement du pays. Trop content d’être rentré et choc de découvrir la France complètement désertée.
Et là commence un marathon administratif pour essayer de rapatrier la moto coincée dans les entrepôts de la Turkish Airlines à Istanbul. Courriels, courriers, téléphone, consultation, corruption, traduction, procuration, altercation, négociation, certification, retournement de situation, déception, facturation, documentation, exportation, prise de tête, en anglais , en népalais, en turc, en français, toutes les procédures les plus compliquées ont été inventées, le tout en plein confinement où toute administration était fermée , il m’a fallu un mois pour expédier la caisse d’Istanbul à Roissy-CDG , 3 semaines de plus pour la dédouaner et la sortir de l’aéroport et une semaine supplémentaire pour le retour en transporteur vers Avignon, un certain 11 mai le jour du déconfinement …….Ne me parlez plus des douaniers !!!!!

Retour de la moto tant attendue le 11 mai
Tellement contente du retour, la moto entre en lévitation vraisemblablement après son passage en Inde !

Voilà comme un voyage qui partait pourtant bien se termine en plan foireux.

Schéma global du parcours : France, Asie centrale, Russie Japon, Corée, Indonésie, Bornéo, Malaisie, Thailande, Myanmar, Inde et Népal.

Le voyage en quelques chiffres

60 000 km, 16 mois de voyage, 25 pays traversés,  que du bonheur de la découverte et de belles rencontres.

Zéro ennui technique, même pas une crevaison, le pèlerinage à la ” Mecque ” Suzuki au Japon – Hamamatsu- y aura été peut-être pour quelque chose !

Et maintenant…..

A chaque âge, ses plaisirs

Après 10 mois de sédentarisation forcée, changement de décor, me voici au rythme confitures, potager, petits enfants, coups de mains de droite et gauche et belles balades à l’intérieur de nos frontières.

Cinquante années quasiment ininterrompues de pratique moto n’ont pas entamé mon envie de découvrir et de voyager, mais je ne suis pas très optimiste quand à la suite de l’ouverture des frontières. Comme tu as pu le constater en tête de ce post, l’évolution des difficultés administrative et géo politiques est allé crescendo depuis les années 70, j’ai malgré tout, toujours laissé mon carnet de vaccination au fond du tiroir, et on ne me l’a jamais demandé, je refuse donc de voyager maintenant avec un nouveau certificat d’obéissance collective , qui devra s’empiler sur toute la charge administrative déjà existante ; je fais confiance à nos technocrates-décideurs qui ne manquent pas d’imagination dans ce domaine !.

Le mot LIBERTÉ prend vraiment tout son sens aujourd’hui.

MERCI:

Avec une certaine émotion, c’est certainement le dernier post de BEUBEU VERS L’ASIE. MERCI à tous ceux que nous avons rencontrés, croisés, nous pensons toujours à vous , à ces beaux moments partagés et soyez toujours libres de garder le contact et de venir nous voir.

Merci à Vous qui nous avez suivi et encouragé depuis 12 ans, le premier départ vers l’Inde en 2008. Merci pour vos messages et vos commentaires. En espérant vous avoir fait un peu rêver.

A bientôt

Yves

Le mot de la passagère.

2 janvier 2020 je pars au travail et Yves part en Malaisie pour un voyage de quelques mois. Je suis triste pour moi et heureuse pour lui. Nous devons nous retrouver pour rentrer ensemble à partir de l’Iran mais…..un certain virus est passé par là et nous avons ajusté nos projets : plan B , je le rejoins en Turquie à la frontière de l’Iran; puis plan C , je le rejoins en Turquie à Istanbul et plan D, je ne le rejoins plus…STOP. Retrouvailles à l’aéroport de Marseille-Marignane déserté avec les attestations bien signées et les contrôles de gendarmeries !..Nous n’aurons pas eu le plaisir de finir ce périple ensemble. Pas de passage symbolique de la ligne d’arrivée sur Avignon…….et surtout une incertitude, quand pourrons nous repartir aussi librement que nos voyages précédents ????

English version

Hello,

After a year, I finally decide to resume writing, or rather the keyboard, taking advantage of the long evenings of a whole winter I spend in France, that did not happened for quite a while.

Previously in “Beubeu vers l’asie” : After 13 months of traveling through Asia, we left the bike in Malaysia, south of Kuala Lumpur, for a return home in May 2019. Françoise’s sabbatical year is ending. (See previous post “A year in Asia”)

Avignon, December 2019

I am preparing the return trip which will bring me back from Malaysia to France by overland only. I received my Indian and Pakistani visas, and a new customs “carnet de passage”. The additional passport did not arrive, too bad, the customs officers will have to tighten their stamps on the almost complete old one. I heard that the maximum duration of vehicle temporary importation in Malaysia is limited to 3 months. Ouch, the bike will have been there for 9 months !! Thailand is tightening the entry conditions for private vehicles and can sometimes refuse access. Crossing Myanmar (formerly Burma since 1989) can only be done with a guide from an approved travel agency. The relations between India and Pakistan have just seriously deteriorated, still on the subject of Kashmir, both throwing missiles. I will have to be escorted by the local police for the crossing from Balochistan to Pakistan. Iran and the United States have just carried out somewhat rough ballistic exchanges. Turkey is stuck in Kurdistan troubles. And I have to go through all these areas. It was in these turbulent geo-political-administrative conditions that I reach Paris in the midst of a train strike, to take the plane to Kuala Lumpur. The check in at Charles De Gaule Airport was difficult because I did not have a return ticket, and for good reason, I have a motorbike waiting for me in Malaysia.

Malaysia

I discover on arrival, that the Chinese airline has confiscated the batteries of my electronic devices and the spare air filter of the motorcycle! It is under these already busy administrative conditions that I started the return trip! And I did not yet know that a certain virus will soon spread over the planet and close the borders!

I arrived at Steven’s home in Sepang (a well-known name for a motorcycle and F1 Grand Prix circuit). I stayed there for a few days to acclimatize myself (I just suddenly went from 5 to 35 °). The bike starts again as if I had left it the day before. Phew! Finally some good news!

My passenger stayed in France to make her contribution to the GDP of France after a year off. She planned to join me in Iran to finish the trip together.

And then I took the plunge, I travelled from now on with a “blankie”, you certainly have the same in your pocket or in your hand at the moment, this flat and rectangular thing that you can’t separate from more than 10 minutes, which obeys you with the finger and soon with the eyes. It is this new phone which provided the published photos, my real camera quickly broke down!

With Steven, the D day departure

January 9, 2020, I finally make up my mind to hit the road. I have 25,000 km in front of the wheels and 5 months travelling, but it’s difficult to leave friends, “Travelling is to attach and tear yourself away … “So I tear myself away. A stop in Kuala Lumpur to visit Alex, a friend Malaysian biker met in Guatemala on New Year’s Day 2014. Reunion as if we had left the day before.

Meeting with Alex and friends at Kuala Lumpur

A little tourism through the Highlands, tea plantations and tropical forests crossed by beautiful mountain roads, a lot of turns, I rediscover the pleasure of piloting.

I took a break in Penang, and travel our 2010 path the opposite way . I crossed the Malaysia – Thailand border by a small secondary road on a Sunday afternoon on the advice of local biker friends, I therefore “forgot” to stop at customs office, the extended stay of the motorcycle on the carnet in Malaysia was not really in order!

Penang
Penang, during Chinese New Year festival
Highways are free for the bikes

Thailand

Vacation break for a few days on the island of Ko Lipe island, then I went up the east coast, met my future teammates to cross Myanmar. We bivouacked together on the beach. Bangkok, a few days of stop to order and buy a set of tires, and to apply for the Iranian visa at the consulate.

Campsite on the beach with my german friends, to share later the route in Myanmar

I also visited Alain and Mee, friends from Avignon who now live around Bangkok. Then a detour for pleasure through northern Thailand, Chiang Mai, the road with a thousand bends and I met Johanna and Malta, my German teammates crossing Myanmar. They had been traveling for a year in a small converted van and were also slowly returning to Europe.

Bye bye Thailand, Hello Burma

Myanmar or Burma

I left Thailand as I entered it, because by forgetting to stop at customs, my motorcycle temporary import documents were not in order. Our guide was there for the rather heavy entry formalities. Sudden change of atmosphere, the track was quite bumpy and dusty, but the Burmese were kind and welcoming.

U bein bridge, 1200 m of teak wood pilars
Sunset in Pagan pagodas site
Pagodas of Pagan with Johanna and Malte
Golden Rock, unmissable turistic place in Myanmar
Some bridges are awkward to cross with 2 wheels


INDIA

The Myanmar-India passage at the beginning of February was extravagant, we have been looking for the Burmese and Indian customs posts, in the labyrinth of the border town. At the Indian border post, we were greeted during a party, but it will not last. A masked and gloved doctor interviews us tightly on our recent different visits in the countries, checked all the passport, visa by visa, dates and places of passage; the virus began to make itself known! This was the only border crossing where I had a contact body temperature measurement.
I entered India with pleasure, despite its roads and very rough tracks, the Indians are so direct and outgoing.

Myanmar is driving on right side since 1970, so I change arriving in India
In India, every body is interested by the motorbike
In the tea fields of Darjeeling
Crossing Assam state, east Indiaa

SIKKIM

This was one of the essential points of my return trip: A small Indian mountainous state wedged between Nepal and Bhutan, I especially wanted to see Namgyal and Tashi who had organized a memorable trek for us in 2008 to the base camp of Kangchenjunga, 3rd 8000 m summit . Unfortunately, due to virus protection measures, the northern part of Sikkim was closed to foreigners, things were starting to heat up! I heard that Iran had just closed its borders, so I planned to reach Nepal and book a cargo + passenger flight from Kathmandu to Istanbul, Iran being the only option by land at this moment of year . A few more days of driving in Europe and I would have been home. This was scheme B, scheme A being an integral earthly return. And Françoise would therefore only be joining me in Turkey.
But despite everything, I was able to explore this beautiful mountainous state, with such an endearing welcome.

Arriving in Sikkim
a land slide

Nepal

Quite an easy border crossing, I reached Kathmandu quite quickly by the plain, then by a magnificent mountain road. I immediately met Mr Rajendra, my shipping agent, to organize the crating and shipping the motorcycle, set for March 19 th.

A bit of tourism while waiting for the motorbike shipment, in such an endearing country already visited by motorbike in 2010.

But in the meantime, the situation was changing quickly. Italy was locked down and closed its borders, then most of Central Europe countries made the same restrictions, day by day, like dominoes. So I planned to leave the bike in Turkey, to a friend of a friend (Thank you Sheen) and fly back after Istanbul. This was scheme C.

The ways to Katmandu are not so easy
Cleaning the bike before shipping….
……. and put it it inside a crate
….. at Katmandu cargo airport

Thursday March 19, France was in lockdown, it was not yet the case in Nepal. Eight o’clock in the morning, check-in for boarding, but an information note from the Turkish government prohibits European citizens from entering their territory. Disaster, the motorbike left without me for Istanbul and I remained on the floor in Kathmandu. I immediatly booked another return flight, 3 days later, this time directly to Marseille (France). Phew, it was the last flight before the airport closed and the country was locked down. I was too happy to be back, but shocked to discover France with empty streets.
And there began an administrative marathon trying to bring back to France the motorbike stuck in the warehouses of Turkish Airlines in Istanbul. Emails, letters, telephone, consultation, corruption, translation, power of attorney, altercation, negotiation, certification, turnaround, disappointment, invoicing, documentation, export, headache, in English, in Nepalese, in Turkish, in French, all the most complicated process were invented, everything during a full lockdown, where every administration offices were closed. i needed one month to ship the motorcycle crate from Istanbul to Roissy airport ( Paris), 3 more weeks to clear it and take it out of the airport, and an additional week to the return by carrier to Avignon home, on May 11, the last day of lockdown ……. Don’t talk to me about customs officers anymore !!!!!
This was how that trip that started off pretty well, ended in a crappy plan.

the motorbike crate finally at home
So happy for coming back home, the bike on levitation, maybe after inpiring in India !

The trip in a few figures

60,000 km, 16 months of travel, 25 countries crossed, only the happiness of discovery and beautiful encounters.

Zero technical trouble, not even a flat tire, the pilgrimage to Suzuki “Mecca” in Japan – Hamamatsu- may have had something to do with it!

Our overland way from France, Central Asia, Japan, Korea, East Indonesia, Borneo, KL , Thailand, Burma, India to Katmandu.

And now, at every age, its one pleasure.

After 10 months of forced sedentarization, change of scenery, here I am at the rhythm of jams, vegetable garden, grandchildren, giving a hand, and beautiful walks and ride inland our borders.

Fifty almost uninterrupted years of motorcycle riding have not lowered my desire to explore and travelling the world, but I am not very optimistic about reopening the borders. As you can see at the top of this post, the evolution of administrative and geopolitical difficulties has been increasing since the 70s. I have nevertheless, always left my own vaccination book at the bottom of the drawer, and no one never asked for it, so I refuse to travel now with a new collective obedience certificate , which will have to pile on all the existing administrative burden; I trust our technocrats-politician-makers which are not lacking in imagination in our area!

The word FREEDOM really takes on its full meaning nowadays

THANK YOU

With some emotion, this is certainly the last post from the blog BEUBEUVERSLASIE. To all those we have met, crossed, we always think of you, of these beautiful moments shared, and always feel free to keep in touch and to come and visit us.

Thank you to You who have followed and encouraged us, for 12 years, from the first departure for India on 2008. Thank you for your messages and comments. Hoping to have made you dream a little.

See you soon

Yves

A word from the passenger.

January 2, 2020

I go to work and Yves goes to Malaysia for a trip of a few months. I am sad for myself and happy for him. We are planning to meet in Iran to return together … a certain virus appeared and we have adjusted our plans: plan B, I join him in Turkey at the Iranian border; plan C, I join him in Turkey in Istanbul and plan D, I no longer join him … STOP. Reunion at the empty Marseille-Marignane airport with well signed certificates and police checks! .. We will not have had the pleasure of finishing this journey together. No symbolic crossing of the finish line in Avignon … and above all an uncertainty : when will we be able to travel as freely as our previous trips ????


post Une année en Asie

English version at the bottom

One year on asian roads

Parcours de décembre à mai
Our trip route from December to May
Parcours global
Entire trip route

Treize mois ou 403 jours d’errance en quelques chiffres


” Voyager c’est s’adapter “……. au changement permanent, nous avons ainsi choisi la formule “Improvisation “, c’est à dire vivre au maximum sans rendez vous de quelque manière que ce soit, donc peu ou pas de réservation d’hébergement ce qui nous a permis de changer d’avis au dernier moment ” On reste ou on roule aujourd’hui “. Sans montre, sans agenda, rythmé uniquement par les saisons qui nous ont fait migrer vers l’équateur en décembre, et la lumière du jour, nous faisant chercher un gite quand nos ombres s’allongeaient. Raison pour laquelle pas de couchsurfing ou formule équivalente qui demande un minimum de calendrier prévisionnel. Pour la première fois nous avons utilisé un smartphone, cet outil magique dévoreur de communication réelle, mais tellement pratique en voyage, mais il ne sonnait jamais, liberté, liberté toujours …… mais tu as remarqué qu’on ne vit pas dans l’immédiateté de l’information et de la communication, le temps de la réflexion est parfois nécessaire !!!

  • Nous avons dormi dans 286 endroits aussi différents que hostel, hôtel, onsen, backpackers, dortoirs, yourtes, copains, jardins, camping, salons, aires de picnic, salle à manger, garages, bungalows, huttes, clairières, love hotel, cabane sur la mer, penginapan, plage, homestay, guest house, motel, plateforme, bout de champ, dunes, milieu de nullepart, cabine d’équipage en bateau, verger, monastère, prairies ou resort de luxe !
  • Monté et démonté la tente 40 fois du Tadjikistan au Japon, ensuite le matériel a été renvoyé
  • Traversés 28 frontières
  • Changés 4 fois de calendriers
  • Changés 13 fois de fuseaux horaires
  • Familiarisés ou peu avec 7 alphabets
  • Confrontés à 15 langages , on a appris à compter et quelques formules de politesse, pour pouvoir se diriger et manger avec quelques langues comme le Russe, le Japonais ou le Bahasa Indonésia / Malaisia, juste pour la “survie ” de voyage, mais vraiment désolés de ne pouvoir communiquer davantage.
  • Appris à jongler avec les taux de change et les billets de 20 monnaies différentes, rials, roupies, roubles, yens, wons, ringgits, dollars singapour et brunei, drams, laris, tenges, soms kyrghyses et ouzbèques, tughriks, baths, somonis, manats, liras, dollars US et euros.
  • Traversés 5 fois l’équateur, une fois en ferry boat, 4 fois par la route.
  • Et puis en administratif, c’est 7 demandes de visas préalables, 2 demande de prolongations, 2 carnets de passage en douane pour 5 pays .
  • Rempli un passeport chacun, le record étant 11 passages successifs de frontières en 3 jours pour traverser Brunei et le changement d’état Sarawak – Sabah à Bornéo.
  • Assistés à 2 ramadans en pays musulman, Iran et Malaisie
  • Quittés la terre ferme 14 fois en avion
  • Navigués par 6 grandes traversées en ferry ( > 12 h ) et 28 traversées de rivières, d’estuaires ou d’îles proches
  • La moto a voyagé 2 fois sans nous, 3 semaines de la Corée à Java en container, 2 jours de Bornéo à Kuala Lumpur par avion cargo.
  • Dans les souvenirs c’est 8240 photos sauvegardées .
  • Le blog, c’est 17 publications et 960 photos sélectionnées .
  • Dans la série des petits malheurs, perdu 2 paires de lunettes, cassé l’écran du GPS, volé une sacoche AV sur la moto dans la nuit et un appareil photo qui n’a pas digéré le sable blanc des plages de Bornéo.
  • Coté moto, on a roulé 50 000 km avec environ 2000 litres d’essence pour traverser 21 pays différents pendant 305 jours de roulage.
  • En maintenance c’est 4 jeux de pneus, un jeu de plaquettes de frein AV et AR, 5 changements d’huile moteur, un jeu de roulements à la roue AV et c’est tout.

  • -Et le budget dans tout çà ?
    C’est très variable d’un pays à l’autre, mais il peut s’établir en moyenne à 10-15 € / jour / personne en Indonésie où on est resté presque 4 mois , un peu plus en Malaisie, 20 en Asie Centrale et Russie, pour 30 à 35 au Japon, pays le plus cher rencontré, équivalent à nos pays européens, mais on a limité la fonte de la tirelire grâce au camping sauvage.
    A cela il faut ajouter nos frais administratifs, l’entretien de notre monture , les transferts aériens et maritimes. On a dû néanmoins bien moins dépenser que si nous étions restés vivre en France pendant la même période.
    Et puis on revient très optimistes sur la nature humaine, la gentillesse, l’attention, la générosité, l’accueil rencontré dans tous les pays à chaque fois dans un genre différent, mais on le revient nettement moins sur l’état écologique, au sens large du terme, que ce soit en matière de surpopulation ou d’étalement de matières plastiques sur terre ou encore pire en mer, pas un seul endroit ne semble épargné que ce soit au milieu de la Sibérie, au fond d’une forêt primaire tropicale ou en pleine mer de Chine, les détritus qui ont servis quelques instants à un Homo Sapiens pour consommer un liquide juste le temps de se désaltérer s’accumulent partout.
    On ne compte plus les plages paradisiaques, décor de carte postale, cocotiers sur fond de forêt tropicale, eau turquoise à 30°, sable blanc, en belle anse complètement désertes, ( merci la mobilité à moto ) mais jonchées de tonnes de débris plastiques rejetés par la mer.
Un exemple de plage paradisiaque

Et puis quelques instants de grâce parmi les animaux sauvages, outre à écouter les oiseaux de toutes sortes en forêt, nager dans un univers corallien parmi des milliers de poissons et des tortues marines, ou lors d’une sortie en mer, la rencontre fortuite d’ un troupeau de dauphins, beaucoup plus d’une centaine venus jouer avec nous devant l’étrave de la pirogue presque à les toucher, ou une autre fois avec un orang outan dans son habitat naturel, pas sur une plate forme d’alimentation pour touristes photographes, venu faire ” le singe ” devant nous en s’étalant sur le dos bras écartés !


Nous avons évité quelques catastrophes de justesse, le typhon Jebi au Japon, le tremblement de terre et le tsunami du volcan Krakatoa à Java, les inondations de Makassar, le décès de Charles Aznavour et les ” gilets jaunes”, mais surtout les accidents de la route dont certains sont passés vraiment très très près et on a survécu aux sangsues, à la dengue et à la malaria , mais on est toujours vivants .

Changement de monture à Avignon

Et puis MERCI
MERCI à vous tous qui nous avez envoyé des messages,
Merci à nos enfants qui ont su gérer notre absence
Merci à Guy qui nous a tracé les parcours avec nos données GPS
Merci à Lucie qui a traduit notre blog en Anglais
Merci à Christian, qui comme les navigateurs , nous a fait la route ” à terre “
Merci à Christian et Mireille qui nous ont apportés cartes et pharmacie à Bangkok en milieu de voyage.
Merci à Fey et Robert que nous avons accompagnés aux Iles Watakobi et facilité notre long séjour en Indonésie.
Merci à Alain qui nous a accueilli et pris en charge nos affaires de camping à Bangkok
Merci à Olivier, Arles Motoland pour son soutien technique

Merci à Yvon , Touratech pour ses conseils et matériel top niveau.
Et MERCI à tous ceux qui nous ont ouvert leur porte, leur cœur, leur sourire, leur aide tout au long de ces merveilleuses rencontres.

A bientôt


Avignon, le 12 juin 2019


Yves et Françoise

Thirteen months or 403 days of wandering in a few figures

“Traveling is adapting ourselves” ……. to permanent change. We choose the word “Improvisation” as a motto during this trip, that is to say “live to the maximum without any appointment whatsoever”, so little or no reservation of accommodation which allowed us to change notice at the last moment “We stay or roll today?”. Without a watch, without a calendar, punctuated only by the seasons that made us migrate to the equator in December, and the light of day, making us look for a cottage when our shadows grew longer. Reason why did not do any couchsurfing or equivalent formula that requires a minimum of anticipation. For the first time we used a smartphone, this magical tool noxious to real communication, but so convenient on a trip. But this phone never rang, freedom, freedom always …… but you probably noticed that we do not live with instant information and communication, the time for reflection is sometimes necessary !!!

-We slept in 286 places, as different as hostel, hotel, onsen, backpackers, dormitories, yurts, friends houses, gardens, camping, lounges, picnic areas, dining room, garages, bungalows, huts, glades, love hotel, cabin on the sea, penginapan, beach, homestay, guest house, motel, platform, butt, dunes, middle of nowhere, boat crew cabin, orchard, monastery, meadows or luxury resort!
We setted up and took down the tent 40 times from Tajikistan to Japan, then the tent was returned to France.
– Crossed 28 borders
– Changed 4 times of calendars
– Changed 13 times time zones
– Familiarized or little with 7 alphabets
– met 15 languages. We learned to count and some polite phrases, to be able to go and eat, in some languages ​​like Russian, Japanese or Bahasa Indonesia / Malaisia, just for the “survival”. We were really sorry to be unable to communicate more.
– we learned to juggle exchange rates and notes of 20 different currencies : rials, rupees, rubles, yen, wons, ringgits, dollars singapore and brunei, drams, laris, tenges, som kyrgyz and Uzbeks, tughriks, baths, somoni, manats, liras, US dollars and euros.
– Crossed 5 times the equator, once by ferry boat, 4 times by road.
– And then in administrative, it is 7 requests for prior visas, 2 requests for extensions, 2 customs passbooks for 5 countries.
– Filled one passport each, the record being 11 successive border crossings in 3 days to cross Brunei and the change of state Sarawak – Sabah to Borneo.
– were in 2 Ramadans in Muslim Country, Iran and Malaysia
– Leaving the mainland 14 times by plane
– We Navigated on 6 major ferries (> 12 h) and 28 crossings of rivers, estuaries or nearby islands.
– The bike has traveled 2 times without us, during 3 weeks from Korea to Java in a container, and during 2 days from Borneo to Kuala Lumpur by cargo plane.
– Concerning memories, we got 8240 photos saved.
– The blog features 17 publications and 960 selected photos.
– In the catgory of small woes, we lost 2 pairs of glasses, we broke the screen of the GPS, one of our bags was stolen on the bike in the night and a camera did not liked the white sand of Borneo beaches.
– concerning the motorcycle : we drove 50 000 km with about 2000 liters of gasoline to cross 21 different countries during 305 days of driving.
– In maintenance we used 4 sets of tires, a set of brake pads front and rear, 5 changes of engine oil, a set of bearings to the wheel and that’s it.

-And what about the budget ?
 It changes a lot from a country to another. But we can say an average of 10-15 € / day / person in Indonesia where we stayed almost 4 months, a little more in Malaysia, 20€ in Central Asia and Russia. The most expensive country we’ve been to was Japan, with an average of 30 to 35€/day/pers., equivalent to our European countries, but we succeded in limiting the expenses thanks to wild camping.
 To this expenses, we must add the administrative costs : maintenance of the motorbike, air and sea transfers. However, we spent far less than if we had stayed in France during the same period.
 

We come back very optimistic about the human nature, the kindness, the attention, the generosity, the welcome met in all the countries, each time in a different kind. We are very less optimistic about the ecological state of the world, whether overpopulation or plastics on land or even worse in the sea. Not a single place seems to be spared : in the middle of Siberia, in the depths of a primary forest tropical or in the open sea of ​​China, the wastes which are used a few minutes only by Homo Sapiens to drink for instance are everywhere.
 We can’t count the number of paradisiacal beaches, postcard decor, coconut trees on the background of tropical forest, turquoise water at 30 °, white sand, in beautiful cove completely deserted (thank you mobility on a motorcycle) but full of tons of plastic waste.

And then a few moments of grace among wild animals, besides listening to birds of all kinds in the forest, swimming in a coral universe among thousands of fish and sea turtles. We also had the chance to see a flock of dolphins, more than a hundred came to play with us in front of the canoe, we could almost touch them. Or another time we saw an orang utan in its natural habitat, not on a feeding platform for photographers tourists. He came to make “the monkey” in front of us, laying on the back, arms spread!

We narrowly avoided some disasters : the Typhoon Jebi in Japan, the earthquake and tsunami of the Krakatoa volcano in Java, the floods of Makassar, the death of Charles Aznavour and the “yellow vests”, but especially car accidents, some of which were very very narrowly avoided. We also survived leeches, dengue fever and malaria. Well, we are still alive !

And THANK YOU
  THANK YOU to all of you, who sent us messages,
  Thank you to our kids who managed our absence
  Thanks to Guy who traced us the routes with our GPS data
  Thanks to Lucie for the blog translation in English
  Thanks to Christian who, like the sailors, made us the road “on the ground”
  Thanks to Christian and Mireille who brought us road maps and pharmacy in Bangkok in the middle of the journey
  Thanks to Fey and Robert that we accompanied to Watakobi Islands
  Thanks to Alain who welcomed us and took charge of our camping stuff in Bangkok
  Thanks to Olivier, Arles Motoland for his technical support
   And THANK YOU to everyone who has opened their door, their heart, their smile, their help throughout these wonderful encounters.


post Sabah, Bornéo, Terminus

Arrivés ” en haut ” de Bornéo, nous avons continué notre tour des parcs nationaux, des iles aussi belles les unes que les autres et rencontrés plein de motards et motardes locaux( les),

Arrived at the top of Borneo, we continued our tour of national parks, we saw beautiful sandy islands and met a lot of malaysian bikers

Trajet dans l’état de Sabah pendant un mois
Our one month trip in the state of Sabah
A la pointe nord de Borneo
On the northern tip of Borneo
A quelques jours de la fin du voyage, mais à quoi pense t-il ?
A few days before the end of the trip, what is he thinking about ?
Une des dernières îles désertes visitées
One of the latest desert island we visited
Nouvelle conquête chinoise
The latest chinese conquest
Séquence chinoise en pose photo
Chinese photo pose
Avec les bikers de Tawau
With Tawau’s bikers

Pearl et Vincent
Attention, traversée d’éléphants
Warning, elephants crossing
La croisière s’amuse !!!
Like in the TV serie “Love boat” !!!
Dans ” l’enfer vert ” de Bornéo
In Borneo’s “Green Hell”
Une nouvelle espèce d’orang outan
A new species of orangutan
Bain de boue volcanique île de Tiga . Avant ………
Mud bath on Tiga’s island. Before….
……….Et après, puis rinçage dans la mer
…and after. Then rincing in the see
Mont Kinabalu, 4095 m, sommet le plus haut de l’Asie du sud est
Mount Kinabalu, 4095 m, the highest peak in South East Asia
Sortie nocturne sur la rivière Kinabatangan
Night out on the Kinabatangan River
Position favorite de fin de voyage
Favorit position at the end of the trip

La moto a quitté l’ île de Bornéo par voie aérienne et nous l’avons suivi quelques jours plus tard pour Kuala Lumpur où elle va estiver pendant quelques mois en attendant qu’Yves viennent la réveiller……

The bike left Borneo island to the main land by cargo flight to Kuala Lumpur where it will be stored during a few months waiting Yves to ride it again .

Réception de la moto à Kuala Lumpur
Receipt of the motobike at Kuala Lumpur
Révision de la moto chez Sony Cycle Kuala Lumpur après un an de bon et loyaux services

Revision of the bike at Sony Cycle Kuala Lumpur after a year of good and loyal services
Steven et Yves, repas de départ avec notre hôte de la moto
Steven and Yves, last meal with the motorbike guardian

Articles plus Anciens

Sarawak, Bornéo

Kalimantan, Bornéo

Sulawesi, la suite ……

Indonésie Java Sulawesi

La Corée

Japon, suite et fin

Le Japon